L’accusation de crime d’incendie est une accusation sérieuse et les conséquences le sont aussi :
«… Le quantum est admis aussi, Votre Seigneurie. On s'est entendu, mon confrère et moi, sur le quantum.
LA COUR :
Me NICOLE LÉPINE :
À cent cinquante mille (150 000,00).
LA COUR :
Oui?
Me JEAN-FRANÇOIS MICHAUD :
Pour préciser, ça exclut les troubles et inconvénients réclamés […]Me NICOLE LÉPINE :
Non, Votre Seigneurie, je pense qu'on va se limiter à ça. Je ne pense pas qu'on ira plus loin là-dessus[JPL1].
LA COUR :
«...Puis là, quand le feu est arrivé, je me suis dit: Bien, je ne sais pas, là, des fois, tu vis des romans. Il y a peut-être quelqu'un qui voulait s'approprier la maison ou il ne pouvait pas...
248 Q- Pardon? Quelqu'un...?
R- Là, j'ai pensé, là, tu sais, ma maison est détruite, ça m'a pris temps à la... du temps à... Excusez.
249 Q- Oui, c'est correct. On peut faire une pause, si vous voulez, de cinq (5) minutes.
-- À 15 h 35, SUSPENSION
«… On disait[1] que monsieur était nerveux puis occupé… » Interrogatoire après défense Michel Thériault 20 mars 1997 Q. 55 page 12
«…Puis M. Fortin avait un manque à gagner au moins de quatre cents dollars (400 $) par mois pour pouvoir vivre. …» Interrogatoire après défense Michel Thériault 20 mars 1997 Q.116 page 24
«… Puis je lui demandais comment est-ce qu’il faisait pour vivre puis il ne voulait jamais me répondre là-dessus. ..»
Interrogatoire après défense Michel Thériault 20 mars 1997 Q.116 page 24
«…
…» Selon
rapport d’enquête non daté et rédigé par Michel Thériault page «3 de
3»
R Oui, Pietro Paolo. [3]
Q Alors lui vous a donné une autre déclaration de M. Fortin?

«… Je voulait lui
dire que mes versions déclarées de l’heure que j’avais quitté chez nous
n’était pas la bonne…» Rénald Fortin Notes manuscrites 2005-10-23(Le témoin consulte des documents.)
R J’en ai une de Mme Marie-Paule Noèl. Ça, Marie-Paule Noèl, c’est la dame chez qui M. Fortin, le dimanche soir, est allé veiller avec son amie qui dit que M. Fortin est arrivé vers[7] les sept heures (7h00) le soir avec madame, qu’il est reparti vers dix heures trente (10h30)
.[8]Interrogatoire après défense Michel Thériault 20 mars 1997 Q. page
Réf. : Jugement 500-05-024245-969 Louis Crête, j.c.s. JC page 1839
«…Bien, je savais que ce n'est pas lui qui a mis le feu, il était avec moi toute la journée. […]Bien, je pense que c'est le lendemain, j'ai téléphoné moi-même... c'est monsieur Thériault, [...]J'ai dit: *Moi, je le sais que ce n'est pas lui, il était avec moi.+ Il dit: *C'est votre opinion.+ C'est juste ça qu'il me disait. …Ça fait qu'on a dit salut, puis on raccroché…» Claudette Lepage volume 11
«…dont une préposée aux télécommunications qui travaille
chez nous qui est sa nièce.
[…] Ça n’a absolument rien donné…»
Interrogatoire après défense Michel Thériault 20 mars 1997 Q. 80 page 17
«… Oui, ce matin, j’ai rencontré, justement avant de m’en venir, la dame qui a vu, qui a fait appeler les pompiers….»
Interrogatoire après défense Michel Thériault 20 mars 1997 Q.131 page 31
» Ref. :
Lettre datée du 11 juin 1998, de M. Thériault confirmant à Me Ledoux qu'il
ne peut établir s’il y a eu effraction.[11] Interrogatoire après défense Michel Thériault 20 mars 1997 Q.135 page 28

«… Bien, je sais que le quatorze (14) février, ils ont téléphoné à Rénald pour dire qu'ils avaient des bons indices, à savoir qui était le coupable d'avoir mis le feu.
Ça fait que Rénald était tout content. Ça fait qu'il a parti au Poste de police….»
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Démonstration de Thériault qui cherche à faire croire au tribunal que c’est pour s’assurer du bien-être de Fortin qu’il ne lui parle pas d’avance du polyraphe ou l’admission manifeste de ne rien révéler pour ne pas stresser inutilement Fortin avant de lui faire subir sa torture pour mieux prouver qu’il ne dit pas la vérité versus empêcher Fortin de se faire dédommager par son assureur pour qu’il passe de nombreuses nuits de sommeil agité dans sa maison brûlée. |
Q- Pourquoi vous ne lui avez pas dit ça au téléphone
avant qu'il se rende au Poste? |
LA COUR :
«…On sait par Thériault, on sait par Thériault, on a la version de Thériault, que monsieur Fortin s'est vu offrir des services d'un avocat avant de passer le polygraphe; qu'il s'est vu offrir les services d'un avocat après l'exercice du polygraphe. …»
Témoignage de Galianos Vol 7 Q. 11

Ref. :Rapport Galianos page 5
Notes de Fortin
…»«… Parce que la première rencontre qu’il y a eu le seize (16), c’est une rencontre bien bien normale, rien de stressant là-dedans. […] c’est relax autrement dit, il n’y a rien de stressant dans ma façon de faire là-dedans…»
54 Q- Lors de l'entrevue préépreuve. Il vous a paru comment, monsieur Fortin?
R- À quel stage, à quel moment?
55 Q- Avant l'entrevue.
R- Au moment, lorsqu'il est entré, il avait un bon timbre de voix; il semblait correct. Sauf que lorsqu'il a fait la lecture du document de formule d'autorisation, à un moment donné il s'est arrêté, il a jammé un peu, puis j'ai senti de l'émotion dans lui.
56 Q- Vous avez senti ça?
R- C'est ça, oui.
57 Q- En avez-vous senti d'autre émotion?
R- C'est pas mal ça.
58 Q- C'est juste ça, c'est juste en lisant le formulaire?
R- C'est ça, oui.
59 Q- O.k. Vous n'avez jamais... Il était-tu nerveux?
R- Oui.
60 Q- Oui?
R- Oui.
61 Q- Est-ce qu'il était stressé, d'après vous est-ce que c'était quelqu'un qui avait l'air stressé?
R- Ils sont tous stressés, tous les gens qui se présentent au test.
62 Q- Ils sont toujours stressés?
R- Ah! oui. Ils sont tous nerveux, ils sont tous stressés....»
John GalianosVol 7 Q54 à 62
«…Le silence m'a fait faire une réaction en dedans de moi-même. J'ai senti un courant me partir des pieds, un courant de chaleur me partir des pieds et me monter jusqu'à la tête... Puis je lui ai dit que ça m'avait fait ça.
[...]
Je n'en revenais pas. Je pensais de vivre un film d'horreur. ...» Ref. R » Fortin Vol 6 Q.268
«...
R- Ils se sont faits des signes que je n'ai pas vus, mais Galianos disait: *Encore une couple de minutes.+ Ça doit être aux policiers qu'il parlait, parce que après ça, ils se sont en allés.
Là, monsieur Galianos, il avait une voix très douce, très compatissante, il me dit: *Monsieur Fortin, il me dit, ça, il dit, ce que je vais vous dire là, il dit, on ne crie pas ça sur les toits, puis il dit, on ne s'en vante pas, là, mais il dit, quand... puis il dit, on comprend ça, là. Quelqu'un qui fait une dépression, puis qui fait des choses qu'il ne ferait pas en temps normal, il dit, ça, il dit, on paie pour ça.+
«…
Q- Ça, c'est avant le test que vous lui avez posé ces questions-là?
R- Lors de l'entrevue préépreuve
...»
Ref. : Vol 7 Q.53
Ref : Autorisation pour un examen polygraphique de John Galianos 14 fev 1996
R- C'est que monsieur Galianos lui a présenté le document après qu'il lui ait lu. Monsieur Fortin l'a lu. Et moi-même, je pense que j'ai initialé dessus comme de quoi que j'étais présent quand ça s'est fait et monsieur Fortin a signé aussi….»
Ref. Michel Thériault 990205 Vol 2 Q- 216
«…
Q- Monsieur Thériault était là lors de la signature de ce document-là?
R- C'est ça, oui. Il l'a signé lui-même.
Q- Il l'a signé lui-même?
R- Oui.
Q- Vous êtes catégorique là-dessus?
R- Bien oui, sa signature apparaît là-dessus.
Q- Est-ce que ça se peut que ce document-là ait été signé après le test?
R- Non, du tout.
Q- Ça ne se peut pas?
R- Non….»
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Sachant que tout ce que dirait Fortin pourrait servir de preuve :
«... Il dit: *Ç'adonne bien, il dit, j'ai juste six (6) questions à te poser.+ Puis, il dit: *Mais que tu aies répondu à ça, il dit, ça va aller très vite.+
Bien, j'ai dit: *C'est quoi les questions?+
« Bien, il dit: *Ah! Je dois te dire par exemple avant que t'es pas obligé de répondre, puis que si tu veux, tu peux retenir les services d'un avocat. Mais t'es pas obligé d'en avoir un.+
«.. J'ai dit: *Oui, je veux les services d'un avocat. Je veux parler à un avocat.+ Après ce que je venais de vivre là, là, ça ne m'intéressait plus, là. Ah! il dit: *Tu veux parler à un avocat? Donc, tu ne veux plus collaborer?+ ...»
«...Q Qu’est-ce que vous avez eu comme réponse?
R M. Fortin n’a pas voulu répondre à ces questions-là quand est venu le temps de la confrontation[12], c’est à dire le quatorze (14) février...» Interrogatoire après défense Michel Thériault 20 mars 1997 Q.75
Il a juste dit: *C'est Rénald+, il n'a pas eu le temps de rien me conter, la ligne s'est fermée, puis ç'a raccroché…»
Vol 11 Q303
Tiré selon «voir
dire» soumis par Thériault à la couronne de Joliette du 11 juin 98
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195 |
Flagrante démonstration de Thériault d’incapacité à citer correctement les conclusions d’un rapport qui fait état de ne pas dire « toute » la vérité ou l’intention de nuire avec une exagération supplémentaire. |
440 Q- Environ une heure et demie (1:30). O.k.
Qu'est-ce qui arrive après cette heure et demie-là (1:30)? |
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196 |
Admission d’incapacité à l’impartialité de Thériault qui semble se retrancher derrière sa mémoire défaillante pour éviter d’admettre son édulcoration de la teneur de la conclusion du rapport « toute la vérité » versus sa version de la « vérité » dont il semble posséder. |
441 Q- Ne dit pas la vérité ou ne dit pas toute
la vérité? |
Ref. :
Rapport Galianos page 6
Ref :
Formulaire d’intenter des poursuite soumis à la couronne à une date à déterminer«...
C'est monsieur Monette qui s'est adressé à monsieur Fortin.
1055 Q- Qu'est-ce qu'il lui a dit la première parole? Je veux savoir qu'est-ce qu'il lui a dit, la première parole qu'il lui a dite?
R- Il lui a demandé à quelle heure il avait passé sur la Côte Georges la veille.
1057 Q- O.k. La deuxième parole? Il ne lui a pas dit bonjour, hein?
R- Ah! je ne me rappelle pas.
1058 Q- Ça, vous ne vous en rappelez pas?
R- Non.
...» Ref. Carol Coté Vol 1 Q.1058
Mais c'est quoi ça, il semblait un homme... dans les conditions d'un homme que la maison vient de passer au feu? Est-ce que vous avez dénoté, est-ce que ç'avait l'air... vous avez dû dénoter une différence entre quelqu'un qui est normal et quelqu'un qui vient de vivre ça?
R- Comme je vous dis, je ne le connais pas. Je ne le sais pas comment est-ce qu'il est normalement, puis comment est-ce qu'il est lorsqu'il se retrouve dans sa maison en feu.
Alors, je ne vois pas la différence, moi. Mais je constate, par exemple, qu'il n'est sûrement pas... il n'est pas sûrement pas heureux, là.
1052 Q- O.k. C'est ce que vous avez constaté?
R- Oui.
R- Oui. Il a appelé et il m'a dit: *Le feu est pris dans... j'ai eu le feu dans la maison.+ J'ai dit: *Comment ça?+
R- O.k.
Lettre
de Me Lachapelle adressée à Ré Fortin datée du 6 février 2003
Lettre de Me Lachapelle adressée à Ré Fortin datée du 11
mars 2003R- Il dit: *On paie dans un cas de même. Quelqu'un qui est dépressif, puis qui fait des choses qu'il ne ferait pas en temps normal.+ Il dit: *Un genre de soupape, là, il dit, quelque chose qui... quelqu'un qui est en dépression, là, qui fait des choses qu'il ne ferait pas en temps normal, il dit, dans un cas de même, les assurances paient.+
...» Ref. :
Accusé réception de Ville de Mascouche du 29 février 1996
...»
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Texte Ole |
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210 |
Admission de Thériault d’avoir libéré Fortin sur sommation à venir, démontrant la détention inutile de Fortin. |
470 Q- Lui avez-vous fait signer une reconnaissance
comme quoi il se présenterait lors de sa comparution en le libérant,
là, vous, là? |
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211 |
Admission indirecte de Thériault de son doute qu’il ne semble pas y avoir grand chose pour que même une sommation soit émise versus la date de naissance erronée sur la demande d’intenter des poursuites sans doute pour espérer atténuer les dommages. |
472 Q- C'est ça, c'est ça? |
...» 
[1] L’admission d’être à l’affût des ragots et de ne rien faire pour les résoudre.
[2] L’aveu d’incompétence de considérer une lettre anonyme non expertisée comme preuve valide et importante..
[3] Une déclaration sans doute disculpatoire envers Fortin, retirée en douce par Thériault à la fin
de l’interrogatoire, aucune déclaration ne figure au dossier envoyé par Thériault suite à la requête à la Commissin à l’information.
[4] L’admission d’une faute lourde de Thériault qui après avoir obtenu une version corrigée de l’heure du départ de Fortin de son domicile qui n’affectait pourtant en rien l’alibi couvrant l’heure d’incendie. Un alibi pouvant aisément être corroboré par pas moins de cinq personnes en temps propice.
[5] Selon Thériault il revient à la victime de bonne foi de deviner ce qui se trame derrière l’entrevue relaxe.
[6] Les reproches sous-entendus envers la victime de ne pas s’être précipité à son bureau alors que manifestement Thériault semble incapable de décrire l’origine de l’incendie.qui ne semble pas très apparent à part un bandeau de fumée.
.
[7] Une preuve manifeste de l’exploitation de l ‘heure que l’on voulait volontairement approximative pour pouvoir en faire un reproche à Fortin et laisser une porte à la possibilité de faire accepter la thèse de l’incendiat imputée à Fortin.
[8] La déclaration en apparence signée par le responsable des enquêtes Francis Caron prise la veille du témoignage de Thériault, soit le 19 mars 1997 qui démontre que Fortin disait vrai sur son emploi du temps et qu’il était habillé d’une chemise blanche propre.
[9] Admission de faute lourde de ne pas avoir contrôlé l’alibi de Fortin auprès de la copine de celui-ci avant de passer à l’acte d’arrêter Fortin avec des soupçons.
[10] Démonstration de Thériault d’insinuer que la maison avait été la proie de flammes avant son arrivée sans doute pour faire justifier sa prise de position sur des accélérants utilisés nécessaire pour appuyer sa thèse criminelle versus la version générale des intervenants à l’effet qu’il ne s’agissait que de fumée dans un incendie contrôlé en vingt minutes.
[11] Le constat à l’effet que Thériault ne dit pas toute la vérité concernant la teneur du rapport du polygraphiste qui fait mention de «…toute la vérité » sur l’objectif de l’enquête.
[12] L’admission de ne pas avoir pris toute l’information avant de procéder à une arrestation injustifiée. Une simple mise en garde aurait pu suffire.
[13] A noter la sténographie qui traduit le sens de 06 :30
[JPL1] «…Ce sont des originaux que moi, il faut que je les garde parce que j’ai des suite(s) à la Cour criminelle qui s’en vient là-dessus….» disait Thériault
Page : 3
[JPL2] Sans avoir tous les voir-dires selon
sa lettre à Me Ledoux du 11 juin 1998
Page : 1
[JPL3] Le témoin semble pris par l’émotion
ici.